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Comprendre les dates de péremption : DLC et DDM expliquées simplement

Deux mentions se ressemblent sur les emballages mais n'ont pas du tout la même portée : la DLC (date limite de consommation) et la DDM (date de durabilité minimale, autrefois appelée date limite d'utilisation optimale). Les confondre pousse à jeter des aliments encore parfaitement bons, ou au contraire à négliger une vraie limite de sécurité. Voici comment nous les distinguons, en restant sur des repères généraux plutôt que sur des règles absolues.

La DLC : « à consommer jusqu'au »

La DLC concerne les denrées les plus périssables — celles qui, passé un certain délai, peuvent présenter un risque réel pour la santé, indépendamment de leur aspect ou de leur odeur. Elle s'accompagne généralement de la mention « à consommer jusqu'au ».

C'est une date à respecter strictement. Une fois la DLC dépassée, mieux vaut ne pas consommer le produit, même s'il semble encore normal à l'œil ou à l'odeur : le risque ne se voit pas toujours.

La DDM : « à consommer de préférence avant le »

La DDM, elle, porte sur des produits plus stables — féculents secs, conserves, biscuits, certains produits laitiers ou d'épicerie. Elle s'accompagne de la mention « à consommer de préférence avant le ».

Contrairement à la DLC, dépasser une DDM ne rend pas automatiquement un aliment impropre à la consommation. Cette date indique surtout à partir de quand le produit risque de perdre en qualité — en goût, en texture, en couleur — sans que cela signifie un danger.

Après la DDM, évaluer plutôt que jeter systématiquement

Un produit dont la DDM est dépassée mérite un examen avant d'être écarté d'office : l'emballage est-il resté intact, sans gonflement ni signe d'humidité anormale ? L'odeur est-elle celle attendue pour ce produit ? L'aspect et la texture semblent-ils normaux ?

Si ces repères sont rassurants, le produit peut généralement encore être consommé, quitte à privilégier une cuisson qui laisse moins de place au doute — un féculent un peu ancien cuit dans un plat plutôt que dégusté tel quel, par exemple.

Rester prudent quand le doute persiste

Ces repères relèvent du bon sens général et ne remplacent pas les indications figurant sur l'emballage de chaque produit, ni un jugement au cas par cas. Nous ne donnons volontairement aucune durée précise par type d'aliment : ces durées varient trop selon les produits et les conditions de conservation pour être généralisées sans risque.

La règle qui prime sur toutes les autres reste la même que pour n'importe quel reste : en cas de doute, sur une DLC comme sur une DDM, ne consommez pas l'aliment.

Publié le 2026-09-10, mis à jour le 2026-09-10.